Un record improbable. Une Ferrari SF90 lancée à plein régime sur le pont d’un porte-avions. Et pourtant, c’est bien ce que Fabio Barone a accompli, décrochant au passage un nouveau record du monde de vitesse automobile… en mer. Entre audace mécanique et maîtrise millimétrée, retour sur un exploit qui semblait impossible.
Une scène digne d’un film
Imaginez : un porte-avions militaire, immobile dans un port italien. À son bord, une Ferrari SF90 vrombissante, prête à bondir sur une piste longue de seulement 236 mètres. Ce n’est pas une course. C’est un coup de poker mécanique. Et au volant, un pilote qui n’a pas peur du vide : Fabio Barone.
Cet Italien passionné de défis insolites n’en est pas à son coup d’essai. Plutôt que de battre des records sur circuit comme tout le monde, il préfère les lieux inattendus. Cette fois, il a transformé le pont du porte-avions Nave Trieste en piste de vitesse. Un projet fou, mais terriblement précis.
Pourquoi ce record est si spectaculaire
Il ne s’agit pas simplement d’accélérer. Sur une piste aussi courte, chaque mètre compte. La clé n’est ni la vitesse de pointe, ni la puissance brute. L’accélération et le freinage deviennent cruciaux. Mal calculer l’un ou l’autre, et c’est le grand plongeon… littéralement.
Le timing devait être parfait. La nuit précédente ayant rendu le pont glissant, l’humidité menaçait la tentative. Mais le soleil de septembre a séché le revêtement juste avant le départ. Une chance inouïe.
La bête : Ferrari SF90 Stradale
Barone n’a pas choisi n’importe quelle voiture. La Ferrari SF90 Stradale, avec ses chiffres vertigineux, était taillée pour l’exploit :
- Moteur V8 hybride de 4,0 L
- 1 030 chevaux cumulés
- 0 à 100 km/h en 2,5 secondes
- Freinage céramique et régénératif ultra-efficace
Une voiture capable de bondir… et surtout de s’arrêter net. Car sur 236 mètres, le freinage est presque plus important que l’accélération.
Le verdict : 164 km/h atteints
Le 18 septembre, dans le port de Civitavecchia, les moteurs rugissent. En quelques secondes, la SF90 traverse le pont du porte-avions, d’un bout à l’autre. Au moment crucial, les freins répondent parfaitement. Résultat : une vitesse de 164 km/h enregistrée sur cette distance ultra-limitée.
Il explose ainsi le précédent record, établi à 152 km/h. Et même si l’homologation officielle du Guinness Book reste en attente, l’exploit est bien réel. Et salué par l’équipe de Barone comme une prouesse technique et humaine.
Un message fort pour les passionnés
Au-delà de la performance, cet exploit nous rappelle une chose : l’audace et la maîtrise font bon ménage. Ce n’est pas uniquement une histoire de vitesse. C’est un défi contre l’impossible, où chaque détail compte.
Fabio Barone prouve encore une fois qu’il est possible de repousser les limites sans tomber dans la démesure. Son record est à la fois spectaculaire et rigoureusement exécuté. Et il place la Ferrari SF90, déjà mythique, encore un peu plus haut dans la légende.
Et maintenant ?
En attendant la confirmation officielle par le Guinness Book des Records, l’exploit de Barone inspire. Car derrière les faits, il y a une idée forte : il n’y a pas de terrain trop improbable quand on est bien préparé.
Le pont d’un porte-avions ? C’est désormais une piste comme les autres… pour une Ferrari.












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