Alpine frappe fort avec deux modèles très attendus : les A290 et A390. Mais derrière ces apparitions électriques se cache une stratégie bien plus ambitieuse. Entre surprises technologiques, plateformes inédites et conquête du marché international, la marque de Dieppe dévoile doucement ses cartes… Et certaines pourraient bien vous étonner.
Une vision électrique qui s’accélère
Alpine a annoncé un tournant majeur : d’ici 2026, toute sa gamme sera 100 % électrique. Cette décision marque la fin programmée de la légendaire A110 thermique.
Mais ce n’est qu’un début. Pour Philippe Krief, à la tête de la marque depuis 2023, l’objectif est clair : faire d’Alpine un concurrent direct de Porsche et Audi.
Voici les premières étapes déjà lancées :
- Alpine A290 : une citadine sportive électrique, héritière de la mythique Renault 5 Alpine.
- Deux versions disponibles : 180 ch et 220 ch. Une troisième version de plus de 300 ch arrive pour affronter la future Peugeot e-208 GTi de 280 ch.
- Alpine A390 : un crossover électrique positionné face au Porsche Macan Electric.
La plateforme APP : le socle du renouveau
Pour soutenir cette nouvelle gamme, Alpine a développé une base technique sur-mesure : la plateforme APP, sigle de Alpine Performance Platform.
Son principal atout ? Une grande flexibilité :
- Empattement et largeur ajustables
- Deux configurations de batteries possibles : une à l’avant et l’autre à l’arrière, ou toutes dans le plancher
- Possibilité d’y intégrer des moteurs thermiques si nécessaire
Cette plateforme servira notamment à l’A110 électrique, l’A110 Roadster et la future A310.
Une A110 électrique musclée pour 2026
Prévue pour 2026, l’A110 électrique promet des performances élevées :
- Deux moteurs électriques à flux axial qui offriront jusqu’à 480 ch
- Une architecture légère avec batteries placées à l’avant et à l’arrière
- Autonomie assurée par une capacité de 77 kWh répartie sur les deux batteries
Elle restera fidèle à l’ADN sportif d’Alpine, en offrant une position de conduite basse et une répartition des masses optimale.
Les moteurs à flux axial : un pari technique
Ces nouveaux moteurs sont plus compacts, offrent un meilleur couple, et économisent des matériaux. Mais ils ne sont pas simples à produire. Leur refroidissement exigeant rend l’industrialisation complexe.
Alpine assume ce choix technique pointu car il permet une intégration facile de deux moteurs, pour des véhicules à hautes performances.
Une ambition internationale… à adapter
Initialement, Alpine voulait conquérir les marchés américain et asiatique. Si le second est toujours d’actualité, l’accès au marché américain est retardé à cause de hausses tarifaires imposées par les États-Unis.
Alpine mise donc sur l’Asie pour étendre sa présence, à commencer par le futur SUV A490, conçu avec le soutien du groupe chinois Geely.
Et après ? Le futur selon Alpine
La marque dévoile un plan produit solide et offensif jusqu’en 2030 :
- 2026 : Lancement de l’A110 électrique et de sa version Roadster
- 2027 : Présentation de l’Alpine A490, SUV haut de gamme orienté grand tourisme
- 2028 : Retour de l’A310, coupé 2+2 équipé de moteurs de 480 ch
- 2030 : Potentiel lancement de l’A610, un break de chasse de 600 ch avec trois moteurs
Avec ces modèles, Alpine couvrira tous les segments clés du sport premium : coupés, roadsters, citadines et SUV.
Un pari mesuré mais ambitieux
Objectif fixé : 150 000 voitures vendues par an à partir de 2030. Un chiffre élevé pour une marque aussi spécialisée, mais pas hors d’atteinte si les modèles tiennent leurs promesses.
La force d’Alpine ? Elle repose sur le soutien technique de Renault, combiné à une image forte nourrie par l’héritage Jean Rédélé. Son atout majeur pourrait bien être sa capacité à mêler passion et technologie dans chaque modèle.
Surprise ou non, l’histoire qui s’écrit pour Alpine a tout d’un scénario à rebondissements. Reste à voir si le public suivra jusqu’au dernier virage.










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