Elle change tout… sans vraiment tout bouleverser. La nouvelle Dacia Sandero 4 prépare doucement son arrivée pour 2027, et elle pourrait bien créer la surprise en reprenant plusieurs éléments clés à la future Renault Clio 6. Une montée en gamme discrète mais stratégique, qui pourrait changer la donne sur le segment des citadines abordables. Que va-t-elle vraiment « emprunter » à sa cousine au losange ?
Une Sandero plus grande, mais toujours pratique
La quatrième génération de la Sandero marquera une évolution mesurée mais importante. Elle profitera d’un nouveau gabarit plus généreux, qui passera de 4,09 m à environ 4,15 m de long. Ce format plus grand ne répond pas uniquement à des critères esthétiques : il vise à offrir plus d’espace aux passagers arrière et un coffre plus logeable. En d’autres termes, plus de confort sans exploser les dimensions.
Comme la Clio 6, elle reposera sur la plateforme CMF-B de l’alliance Renault/Nissan, ce qui lui permettra de partager certains éléments sans renier son identité pragmatique. Contrairement à sa cousine plus « chic », la Sandero favorisera la fonctionnalité et le rapport qualité/prix.
Une double personnalité : thermique et électrique
C’est une des grandes nouveautés de cette future génération : la Sandero 4 proposera une offre bimoteur. Vous aurez le choix entre une version thermique et une version 100 % électrique… sous la même carrosserie.
Du côté thermique, la marque roumaine misera sur un moteur mild-hybrid 1.2 L d’environ 115 ch. Cette hybridation légère sera plus simple et moins coûteuse à produire qu’un vrai système full hybride. Résultat ? Un tarif de base similaire à l’actuelle Sandero thermique.
Quant à la version électrique, elle pourrait reprendre la formule de la Renault 5 E-Tech d’entrée de gamme. Attendez-vous à :
- Un moteur de 95 ch
- Une batterie d’environ 40 kWh
De quoi garantir une autonomie correcte (environ 300 km) à un prix qui reste maîtrisé. Et pour ne pas perdre une part de sa clientèle fidèle, une version GPL de 120 ch sera aussi maintenue au catalogue.
Clio 6, Sandero 4 : des sœurs qui partagent… mais pas tout
Le lien technique entre les deux modèles est indéniable, mais leur philosophie reste différente. Là où la Clio 6 adoptera une posture plus technologique et ambitieuse, la Sandero 4 jouera la carte du bon sens et de l’accessibilité. Elle reprendra certains éléments d’infodivertissement, comme :
- Un tableau de bord numérique de 7 pouces
- Un écran tactile central de 10 pouces
Pas de luxe superflu ici, on reste sur des équipements sobres mais bien pensés. Dacia évitera même les versions avec anciens compteurs analogiques pour simplifier la production.
Un style plus mature, des influences assumées
Pour s’aligner avec sa montée en gamme, le design de la Sandero 4 va lui aussi évoluer. L’équipe de David Durand, responsable du style chez Dacia, a imaginé une silhouette plus musclée et plus posée. Parmi les nouveautés attendues :
- Des écopes verticales à l’avant inspirées du Duster
- Une calandre fine similaire à celle du restylage actuel
- Pas de poignées camouflées dans les montants arrière comme la Clio : un choix volontaire pour préserver la simplicité
Ces choix stylistiques permettront à la future Sandero de conserver son look robuste tout en devenant plus élégante. Un savant dosage entre modernité, sobriété… et économies de production.
Un modèle pensé pour rester best-seller
Avec plus d’un million d’exemplaires vendus de la génération actuelle, la Sandero est le modèle préféré des particuliers en France et en Europe. La marque ne compte pas bouleverser la recette, mais plutôt l’adapter aux nouvelles attentes :
- Formats et équipements plus généreux
- Offre élargie thermique/gaz/électrique
- Technologie présente sans exploser les coûts
En d’autres termes, une voiture accessible, simple, mais qui ne se contentera plus du minimum vital. Et c’est là qu’elle pourrait bien faire de l’ombre… même à sa grande sœur chez Renault.
Conclusion : l’avenir d’une valeur sûre
Sans faire de bruit, la future Dacia Sandero 4 suivra une stratégie intelligente. Elle ne copiera pas la Clio 6, mais saura en récupérer l’essentiel : la base technique, une partie du style, et surtout, la technologie maîtrisée. Avec ses motorisations bien ciblées et son prix toujours contenu, elle a tout pour rester une référence. Et peut-être, séduire encore au-delà de son cercle d’habitués…












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