Préparez-vous à une petite révolution dans le monde des voitures électriques ! La future Renault Twingo E-Tech ne sera pas seule sur la ligne de départ. Elle aura non pas une, mais bien deux jumelles : l’une chez Nissan et l’autre chez Dacia. Et elles promettent toutes trois des prix défiant toute concurrence, avec une ambition claire : rendre l’électrique plus accessible que jamais.
La Twingo E-Tech : petite taille, grand défi
La citadine électrique Renault Twingo E-Tech sera officiellement dévoilée le 6 novembre 2025. Elle devrait rejoindre les concessions en 2026. Positionnée sur le segment A, celui des petites citadines, elle vise un prix d’entrée inférieur à 20 000 €.
Pour réussir ce pari tarifaire, Renault ne pouvait pas avancer seule. Le projet s’est donc construit avec des ressources partagées, notamment avec l’appui de son centre de développement en Chine : l’ACDC (Advanced China Development Center). Ce centre, situé à Shanghai, regroupe 150 ingénieurs et techniciens majoritairement chinois. Ils ont développé les éléments clés : le moteur électrique, la batterie, et l’architecture intérieure.
Mais Renault va plus loin. Pour rentabiliser le projet et étendre sa portée, la plateforme sera également utilisée par deux autres marques du groupe : Nissan et Dacia.
Une version japonaise chez Nissan
Après avoir transformé la Renault 5 E-Tech en Nissan Micra, la marque japonaise adoptera la Twingo électrique pour créer un nouveau modèle. Si certains rêvaient du retour de la Nissan Pixo, ce nom ne sera pas reconduit. À l’époque, il désignait un véhicule co-développé avec Suzuki. Aujourd’hui, Nissan veut marquer une nouvelle ère.
Sa future citadine électrique reposera sur la même base technique “AmpR Small” que la Twingo. Elle proposera :
- une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 30 kWh
- une autonomie estimée à 300 km
Cette fiche technique n’est pas sans rappeler celle de la Citroën ë-C3 d’entrée de gamme, vendue à 19 990 €, avec un moteur de 82 ch. Nissan vise une fourchette similaire pour rendre son modèle compétitif dès son arrivée.
Dacia prépare la relève de la Spring
Du côté de Dacia, tout ne s’est pas déroulé sans accroc. La Spring actuelle, pourtant populaire à son lancement en 2021, a vu ses ventes freinées par la fin du bonus écologique pour les voitures électriques produites hors d’Europe.
Pour répondre à ce changement, Dacia planche sur une nouvelle version 100 % européenne. Sa remplaçante, connue sous le nom de code « Evader », est prévue pour 2027, et sera construite en Slovénie, sur les mêmes lignes que la Twingo, à l’usine de Novo Mesto.
Quelques infos clés sur la “Spring 2” :
- prix de départ sous les 18 000 €
- production européenne = rétablissement du bonus écologique
- nouveau design révélé dès février 2025 par Denis Le Vot
Un repositionnement stratégique pour affronter les nouvelles venues, comme la ë-C3 ou encore les projets électriques abordables d’Opel.
Une alliance inédite pour électrifier les villes
Renault, Nissan et Dacia unissent donc leurs forces pour construire une offre cohérente et abordable sur le marché de l’électrique urbain. En mutualisant la base technique, les composants principaux et certaines lignes de production, le trio ambitionne de proposer :
- une gamme de citadines 100 % électriques
- avec des prix sous la barrière psychologique des 20 000 €
- une autonomie confortable autour de 300 km
Ce choix pourrait chambouler le marché, notamment face à l’arrivée des marques low-cost chinoises et à la mutation rapide des aides gouvernementales en Europe.
Conclusion : la bataille de l’entrée de gamme est lancée
Avec la Twingo E-Tech, sa jumelle Nissan et la future Dacia Evader, le groupe Renault mise gros sur les petites voitures électriques. Le pari ? Offrir une mobilité électrique abordable, locale et moderne, adaptée aux trajets urbains du quotidien.
Face à l’essor des concurrentes comme la ë-C3, ou les modèles à venir côté Opel et Volkswagen, l’unité entre Renault, Nissan et Dacia pourrait bien faire la différence. Reste à voir si cette stratégie groupée tiendra ses promesses en production comme au niveau tarifaire. Une chose est sûre : l’électrique pour tous n’a jamais été aussi proche.












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